Sophie G.

ENFIN LA NUIT
par (Libraire)
12 avril 2021

Un roadtrip saisissant dans un monde post-apocalyptique

Imaginez que la nuit disparait, que le ciel reste rouge continuellement, que personne ne comprenne ce qu’il se passe, que la peur et la folie grandissent…

Dans cette France sans nuit, un flic, Thomas, prend sous son aile une adolescente, Sophie. Ils fuient sans vraiment savoir où aller. Traversant des villages abandonnés, dormant dans des maisons vides, croisant d’autres marcheurs méfiants, ils continuent leur route à la recherche d’un lieu où la nuit existe encore.

Un livre saisissant, un narrateur à l’humour noir qui contraste avec la violence de ce roman post-apocalyptique qui rappelle le grand "La route" de Cormac McCarthy. On ne peut s’empêcher de se demander : et nous, que ferions-nous ?

Marcher droit, tourner en rond
par (Libraire)
12 avril 2021

Un très gros coup de cœur pour ce récit hilarant !

« Entendons-nous, je ne suis pas un fanatique de la vérité, j’admets volontiers qu’on maquille un cadavre pour le rendre présentable à la famille avant de visser le couvercle du cercueil, et je peux comprendre qu’on n’entre pas dans la description détaillée de tous les travers du défunt. Mais de là à présenter ce dernier sous un jour entièrement trompeur, il y a un fossé que je me refuse à franchir. »

Soyez avertis, le narrateur de ce monologue qui se lit d’une traite a le syndrome d’Asperger et ne fait pas de concessions ou de compromis. Dans une franchise absolue, parfois presque déconcertante, mais ô combien hilarante, il décortique chaque mensonge présent dans l’éloge funèbre de sa grand-mère et rétablit la vérité sur chacun des membres de sa famille.

D’une logique implacable, d’une précision méthodique et d’une intégrité admirable, il ne peut cependant comprendre et intégrer les normes sociales. Inapte aux relations humaines, il rêve pourtant d’une grande histoire d’amour avec Sophie Sylvestre et sa naïveté, si handicapante, en est que plus touchante.

Un texte intelligent qui fait rêver d’une société dénuée d’hypocrisie.

Sukkwan Island

Éditions Gallmeister

9,20
par (Libraire)
12 avril 2021

Une lecture dont on ne sort pas indemne !

Ce livre est pour lecteur intrépide, celui qui ne craint pas d’être chamboulé, bouleversé, hanté par ce roman qui ne pourra pas vous laisser indifférent.

Jim embarque son fils de 13 ans, Roy, pour vivre une année sur Sukkwan Island, une île déserte d’Alaska. Vivre en indépendance, couper du bois pour se chauffer, pêcher et fumer du saumon pour se nourrir, créer du lien entre père et fils : il s’agissait avant tout d’une expérience dans la nature qui se voulait enrichissante et inoubliable, un nouveau départ. Inoubliable elle le sera, tout comme l’histoire de ce père et de ce fils confrontés aux dangers de la vie sauvage et à leurs propres démons.

Ce premier roman de David Vann, sombre et brutal, impressionne par une écriture rude et puissante et une construction simple mais indubitablement efficace.

La Lettre à Helga
par (Libraire)
12 avril 2021

Un beau roman d'amour

Dans cette lettre adressée à sa voisine Helga, qu’il aime depuis des années, Bjarni Gislason, un fermier islandais, se livre entièrement. Il lui avoue les émotions, les sentiments qu’il a pu ressentir toute sa vie, les doutes auxquels il a fait face lorsqu’il a dû faire des choix.

À travers ce monologue rempli d’honnêteté et de sagesse, Bergsveinn Birgisson ne se contente pas de faire le portrait d’un homme. Il analyse le désir, l’amour, le temps, le courage ou la lâcheté qui façonnent les hommes et les femmes.

Un beau roman court et mélancolique, une déclaration d’amour pleine de tendresse et un éloge de la vie à la campagne et de la nature islandaise.

Une bête au Paradis
7,70
par (Libraire)
10 avril 2021

Profond et puissant !

Un roman d'amour, de passion et de vengeance, dans la France rurale.