Elizabeth P.

Par amour
8 septembre 2019

Cinq ans de guerre
Cinq ans d’occupation
Au Havre, deux sœurs avec chacune deux enfants. Le mari de l’une est présent, l’autre prisonnier.
Ces cinq années sont racontées alternativement par tous les membres de la famille.
Je ne connaissais Valérie Tong Cuong que de nom. Je n’avais jamais rien lu d’elle.
Je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à une écriture particulière, à un style personnel, or, c’est très classique.
Quant au sujet, je me suis dit, un énième livre sur la deuxième guerre mondiale, ça sent le vu et revu.
Effectivement, au tout début, j’ai eu peur de m’ennuyer un peu.
Et puis, plus j’avançais, plus j’étais prise par l’histoire, par ses rebondissements.
Et surtout prise par l’émotion.
Parce qu’on s’y attache à cette famille, à ces enfants.
Et finalement, bravo, parce que écrire un livre sur ce sujet demande qu’il soit différent des autres et ils sont si nombreux que ce n’est pas facile.
Alors, pari réussi pour l’auteure !

Ceux qui partent
4 septembre 2019

Ellis Island en 1910.
Il y a une foule de migrants de toutes nationalités dont Emilia et son père Donato, Esther l’Arménienne et Gabor le gitan.
Il y a aussi Andrew, un jeune américain issu d’une famille aisée. Il est passionné de photographie et fasciné par tous ces réfugiés qu’il vient immortaliser.
Un thème plusieurs fois traité que Jeanne Bénameur a su exploiter à sa manière comme elle sait si bien le faire.
Elle concentre tout sur un jour et une nuit.
Les amours naissent et se croisent.
Il est aussi beaucoup question de couleurs, de musiques, de chants.
Les personnages sont formidables, comme tous ceux que crée l’auteure.
Le rythme de narration est tendre, lancinant.
Une grande sensibilité pour décrire le vécu, les attentes, les traumatismes, les espoirs de tous ceux qui un jour, par nécessité ou par choix décident de partir.

UNPUR
4 septembre 2019

Benjamin et Julien, deux jumeaux, ont une enfance lumineuse auprès de leur mère aimante et fantasque.
Jusqu’au jour où Benjamin se fait kidnapper par Le Gargouilleur.
S’ensuivent des années de séquestration, avant qu’ il ne s’enfuie.
C’est puissant, terrible, magnifique.
Dès le début j’ai été séduite par l’écriture superbe d’Isabelle Desesquelles.
Il y a une intelligence remarquable dans la manière de mener l’intrigue, de nous mener là où elle veut.
C’est sombre et lumineux à la fois.
Les séquelles d’une enfance brisée, d’une famille démantelée sont décrites avec une justesse rare.
Je ne connaissais pas cette auteure, une lacune à vite combler !

L'insomnie
20,00
4 septembre 2019

Il y a eu « Morts aux cons » de Carl Adehold.
Il y a eu « Ma vie entre les mains de la mort » de Didier Larepe
Et voici « L’insomnie » de Tahar Ben Jelloun.
Trois romans où, pour des raisons différentes, un homme ordinaire se met à tuer sans fin.
Deux de trop !
Ordinairement j’aime bien Tahar Ben Jelloun, mais là ; franchement, ça m’a lassée.
J’ai failli abandonner plusieurs fois mais suis allée quand même au bout, sans aucune conviction, et avec peu de plaisir.

Une joie féroce
29 août 2019

J’attendais avec impatience le nouveau roman de Sorj Chalandon et me suis précipitée dès que je l’ai vu dans une vitrine.
C’est l’histoire de quatre femmes atteintes d’un cancer.
C’est aussi l’histoire d’un braquage.
C’est raconté au féminin, par Jeanne.
J’aurais lu ce livre sans savoir qui en était l’auteur, je ne pense pas que j’aurais deviné que c’était lui.
D’abord, le sujet ne lui ressemble pas, à moins qu’il n’ait dans son entourage une personne atteinte du cancer, ce qui aurait pu le pousser à écrire cette fiction.
Ensuite, même si c’est comme toujours très bien écrit, je n’ai pas retrouvé la puissance, sa marque de fabrique, qu’il y avait dans tous ses précédents romans.
Mais peut-être nous a-t-il habitué à tellement fort qu’on devient trop exigeant et trop en attente.
Parce que j’ai bien aimé l’histoire de ces quatre femmes, je l’ai lue avidement.
Elle aurait été un premier roman d’un inconnu que j’aurais adhéré sans aucune arrière pensée.
Alors continuez Sorj, j’attendrai toujours avec autant d’impatience vos nouvelles publications et je les lirai toujours avec le même plaisir.