Les ombres filantes

Christian Guay-Poliquin

La Peuplade

  • par (Libraire)
    22 septembre 2021

    Aventure dans forêt

    Après une panne électrique généralisée, un homme traverse la forêt pour rejoindre sa famille dans un camp de chasse. Il rencontre un jeune garçon qui va devenir son compagnon de route. Ensemble, ils vont devoir survivre face à la sauvagerie du monde. Magnifique histoire, racontée avec une plume poétique et épurée. Dès le début on s'attache à ce duo marquant. Roman à l'allure post-apocalyptique. L'auteur reprend les récits de survie en forêt pour interroger la vie en communauté, la nature humaine, la solitude, mais aussi la place accordée à la jeunesse. Coup de coeur !


  • par (Libraire)
    18 septembre 2021

    Dans la forêt

    Après "Le Poids de la neige" qui avait été un véritable coup de coeur, j'attendais ardemment de retrouver les mots et l'univers de cet auteur. Je n'ai absolument pas été déçue.

    Ce roman est une métaphore de l'espoir. De ce qu'on est prêt à faire lorsque tout est chaos et qu'il ne reste plus que l'espoir. C'est une situation particulière, une histoire précise, mais ce sont aussi tous les drames finalement.

    Avancer, tenir, souffrir, chuter, se relever, recommencer, ne pas abandonner. La fuite comme instinct de survie avec cette idée folle, qu'au bout, ce sera mieux, ça ne peut qu'être mieux, sinon pourquoi?

    Un roman où se mêle un torrent d'émotions, un roman qui malmène et que ça fait du bien d'être malmené par la littérature ! Car c'est de la littérature, à chaque page, l'espoir, qui fait tourner les pages, les mots qui nous embarquent.

    On voudra y mettre des étiquettes: roman dystopique, roman noir, Nature Writing, mais ce roman est tellement bien plus que ça, il échappe à toute distinction, pour notre plus grande émotion.

    Aurélie


  • par (Libraire)
    7 septembre 2021

    L'un a douze ans, l'agilité d'un cabri et la verve d'un Petit prince.
    L'autre boîte d'un mal incurable et cherche sa famille.
    Les deux se rencontrent en forêt, perdus et affamés, éprouvés par une grande panne électrique qui a mis le territoire à feu et à sang.
    Roman d'apprentissage, de survie et de paternité, corps à corps avec la nature vidée de sa sève, Les ombres filantes ne se lit pas, il se vit, intensément, avec la trouille au ventre et la joie au coeur. Une sacrée expérience !


  • Brise sur l’émancipation, famille que l'on se choisit

    Subitement, nous allons vivre l'arrêt d'un monde. Panne d'électricité, les gens tentent de survivre. Dans la forêt, un homme marche en direction du camp de chasse où sa famille s’est réfugiée pour fuir. Il s’enfonce dans les montagnes en suivant les sentiers et les ruisseaux. Il croise un garçon, seul, et à deux, sont prêts à affronter la nature et ses dangers.
    Quel beau récit d'anticipation, sur l'importance d'être en équipe, de surmonter les épreuves à deux. Brise sur l’émancipation, famille que l'on se choisit, acceptation de ce que l'on est devenu au fil des rencontres sont les thèmes de ce très beau roman sur l'importance d'être soi et de bien s'entourer.


  • par (Libraire)
    2 septembre 2021

    Conseillé par Stéphanie, Marie-Laure et Rémy

    Nous attendions avec beaucoup d'impatience le troisième roman de Christian Guay-Poliquin car "Le poids de la neige", son précédent livre, nous avait enchanté au point qu'il avait reçu le Prix du roman Coiffard de l'année 2018.
    En plongeant avec délectation dans "Les ombres filantes", vous retrouverez le personnage du "Poids de la neige". SI vous l'avez lu, vous serez contents de le suivre à nouveau, si vous ne l'avez pas lu, cela n'a pas d'importance, vous ne serez pas perdus.
    Suite à une panne géante d'électricité qui perdure, un homme évolue seul dans la forêt. C'est l'été, et il a un objectif : rejoindre le chalet familial, le camp de chasse au milieu des bois dans lequel il devrait retrouver ses oncles et tantes. L'homme est prudent. Le danger peut surgir à tout instant dans cette forêt parfois dense, parfois éparse. Il est prudent et pourtant il se laisse surprendre par un enfant. "Pourquoi tu boîtes?", entend-il un jour, au sortir d'un fourré alors que, paniqué, il cherche en vain le sac-à-dos qu'il a bêtement abandonné en partant brusquement à la poursuite d'une perdrix blessée.
    Ce drôle de Petit Prince s'appelle Olio. Il est seul lui aussi. Heure par heure, puis jour par jour, nous marchons avec eux.
    Nous observons ce duo étrange s'apprivoiser, se choisir doucement dans cette forêt à la fois vivante, mythique, rassurante et effrayante.
    Sans déflorer le récit, ils arriveront sains et sauf au camp de chasse familial mais la famille est peut-être une aventure encore plus incertaine... Surtout quand on doit vivre en huis-clos, et qu'il est question de survie et de conflit de génération.
    Si vous ouvrez bien les yeux, vous vous délecterez des références littéraires et mythologiques que Christian Guay-Poliquin sème comme des petits cailloux. Sa plume ciselée, sylvestre, accompagne avec poésie le duo formé par cet homme et cet enfant, car derrière les mensonges, la rugosité, le côté sauvage, un amour naissant se pelotonne.