Ohio

Ohio

Stephen Markley

Albin Michel

  • par (Libraire)
    12 novembre 2020

    "Ohio", ce territoire voit revenir quatre de ses enfants se confronter à leur passé.
    À travers ces trentenaires, Stephen Markley fait une entrée fracassante dans les lettres américaines et marque par la puissance de son écriture et son réalisme. Sous sa plume, il explore les rêves sacrifiés d'une génération post 11/09 livrée à un monde en quête de sens.
    Un roman noir bouleversant !


  • par (Libraire)
    5 novembre 2020

    Un uppercut

    Nous avons tous en tête les figures stéréotypées des héros de sitcoms pour adolescents : sportif adulé, pom pom girl, ou looser magnifique. Stephen Markley nous invite à retrouver ces personnages, aujourd'hui trentenaires, loin des clichés, au cœur de la petite ville de New Canaan, Ohio.

    Dans une construction narrative aussi dense que brillante, nous suivons six destins, six personnages, six visions d’une Amérique, parfois en déclin. Six parties qui pourraient se suffirent à elles-mêmes, tant l’auteur fait preuve de précision et d’intelligence, que ce soit dans son écriture, dans la psychologie de ses personnages, ou dans sa lucidité sur le monde.
    L'intrigue n'est pas en reste, et l'ouvrage tire sur le roman noir au fil des pages et des révélations.

    Stephen Markley réussit avec brio un portrait honnête des Etats-Unis et de sa jeunesse "post 11 septembre", par le prisme d’une petite ville (d’ailleurs imaginaire) de l’Ohio. De l'anti-militarisme au patriotisme chevronné, en passant par l'homosexualité, la violence, la drogue, ou encore l’écologie, voilà un auteur qui a des choses à dire et à écrire, et qui étanchera la soif des férus de Littérature Américaine.

    Plus qu'une claque, ce livre est un uppercut, inattendu, dont on se relève avec joie.


  • 3 novembre 2020

    Un uppercut

    en plein plexus... un premier roman - plus de 500 pages et une vision de l'Amérique. Des cabossés, des délaissés. Ils sont anciens compagnons de lycée, ils sont encore jeunes ou morts, ou presque morts... La guerre, la drogue, l'alcool sont le lot quotidien d'une jeunesse qui s'ennuie, qui se plait à promener pectoraux et pick-up. Les pectoraux s'enfouissent sous la graisse et le pick-up se tâche de rouille. Ils reviennent le temps d'un passage dans la ville de leur proche passé et se rappellent. Un uppercut en plein plexus.


  • 12 octobre 2020

    J'ai adoré

    J'ai adoré cette histoire renversante, haletante et ténébreuse. Il va me falloir un peu de temps pour absorber et me replonger dans un autre livre.


  • par (Libraire)
    20 septembre 2020

    UN GRAND EST NE

    Quatre adolescents ordinaires terminent leur cycle d’étude secondaire. Entre les histoires d’amour, le foot, le basket, les fêtes : les ambitions sont celles de la génération précédente dans cet état, l’Ohio, construit sur la violence. Et puis il y a le 11 Septembre 2001, et tout bascule. Des années plus tard, dans une New Canaan en pleine déliquescence, les mêmes se retrouvent par hasard dans la ville de leur jeunesse : la crise a fait son travail de sape, et les secrets sont dévoilés, balayant tout ce qui restait de certitude.
    Un voyage au bout de la nuit avec des fulgurances à la John Irving : un immense roman sans aucune concession ni tabou sur l’Amérique contemporaine.

    Un grand écrivain est né.

    A lire absolument.


  • par (Libraire)
    17 septembre 2020

    Un grand roman.

    A New Canaan, petite ville du Midwest qui incarne tout à la fois la déchéance du rêve américain et la nostalgie figée des années 2000, quatre trentenaires se retrouvent par hasard, lors d'une nuit de vengeance hallucinée et de grands remords.
    Portrait d'une génération sacrifiée tant par la meth que par patriotisme, Ohio saisit par son ampleur et son attachement au détail ; on le dévore comme un polar, glacés et subjugués par la poigne narrative de Stéphen Markley. Un grand roman !!!


  • par (Libraire)
    13 septembre 2020

    Quatre récits successifs se déroulent à New Canaan, petite ville de l'Ohio à majorité middle-class blanche dont les habitants subissent la désintégration sociale et la colère des périphéries. En 2013, 4 jeunes trentenaires, nostalgiques de leur adolescence et dont on apprend progressivement les liens entre eux, convergent tour à tour vers leur ville natale. A travers leurs attachants portraits sans concessions se dessine une Amérique du début des années 2000, marquée par l'attentat du 11 septembre et les guerres successives en Irak. Entre rêves collectifs et individuels, désillusions et désespoirs, déchéances et désirs de vivre, une certaine jeunesse américaine est dépeinte dans un style digne des meilleurs romans sociaux américains. Construit à la manière d'un road-movie immobile, le 1er roman de Stephen est véritablement enchanteur. La relève de Paul Auster est assurée !


  • par (Libraire)
    23 août 2020

    Exception littéraire

    C'est un grand roman américain, ample et brillamment construit, imprégné d'une profonde lucidité. L'Ohio, un état du Midwest sans aspérité, New Canaan une petite ville assez banale tout aussi désespérante, malgré tout une terre d'attache pour celles et ceux qui y ont vécu leur adolescence et qui y reviennent le temps d'un soir, le temps d'une nuit, le temps de rencontres furtives et de souvenirs prégnants. Les quatre personnages réunis au cœur de ce roman révèlent une jeunesse américaine, déboussolée et esseulée, avide de vivre intensément et frénétiquement dans un pays désordonné. Tableau social complet et littérairement somptueux d'un pays fragmenté, extravagant et démesuré. Un roman riche en nuances, en paradoxes et en réflexions et la maturité de l'auteur laisse le lecteur pantois et admiratif.


  • par (Libraire)
    18 juillet 2020

    Coup de coeur de Rémi

    Une très belle surprise de cette rentrée !

    Comme d'habitude, l'histoire se passe dans l'Amérique-des-laissés-pour-compte gniagniagnia (à force d'en lire, c'est à se demander s'il existe, quelque part, une Amérique-des-winners).
    Comme d'habitude, c'est un récit d'adolescence, avec tout ce que le mythe américain transporte: le football américain et les têtes à claques qui y jouent, le Dinner, le Lounge, les caisses pourries, la picole, les évangéliques, blablabla.
    Comme d'habitude, les personnages ont grandi, se recroisent adultes (par hasard ?) et ressentent assez cruellement le poids des illusions perdues.
    Voilà.

    Mais
    C'est
    Vachement
    Bien !

    Tout le texte tient par la densité étonnante que l'auteur donne à ses personnages ;
    à leurs diversités, à leurs questionnements, à leurs déceptions ;
    par l'acuité épatante avec laquelle il met des mots sur ces années lycées, vécues intensément par tous, et qui semblent conditionner tellement de trucs ;
    par la tension qu'il arrivent à distiller pour porter une intrigue, d'abord en sourdine, avant de laisser tout éclater sur un final tambour battant.

    Ce livre est un régal.